Définition

D’abord, qu’est-ce qu’un acouphène ?

 

Acouphène vient de : akouein, entendre et phainein, apparaître.

 

L’acouphénie (la maladie des acouphènes) peut être définie comme un « mirage sonore », perception d’un bruit sans stimulation de l’appareil auditif.

Elle peut être ressentie dans l’une ou l’autre des deux oreilles. Elle est parfois perçue comme provenant de l’intérieur du crâne. Ces « bruits » peuvent être continus ou intermittents, parfois synchronisés avec les battements cardiaques; on les dits alors « pulsatils ».

Les acouphènes sont la plupart du temps perçus comme des bruits aigus, des sifflements par exemple, ou encore complexes, comme des grésillements ou des tintements de cloches.

Ces « impressions sonores » sont dans 50% des cas bilatérales, et lorsqu’elles sont unilatérales, elles prédominent à gauche.

Il existe de nombreuses classifications selon l’origine supposée des acouphènes, selon s’ils sont accompagnés de troubles comme des hypo-acousies (surdité), des hyper-acousies ou selon leurs caractères (intermittent, permanent, unilatéraux, etc.) ou encore selon leur retentissement psychologique.

En réalité la seule classification possible est celle qui repose sur l’objectivation des signes : l’acouphène est-il audible par un tierce personne ou non ?

Les acouphènes subjectifs

Les acouphènes subjectifs sont ceux dont l’origine est en général la plus difficile à cerner, sauf en ce qui concerne les acouphènes d’origine occluso-dentaire.

Les acouphènes subjectifs représentent 95% des cas.

La cochlée est à l’origine de la plupart des acouphènes subjectifs.

Les acouphènes objectifs

Les acouphènes objectifs seraient plus faciles à traiter, car engendrés par un processus vibratoire de la région basse du crâne.

L’acouphène est généralement un son aigu (presque les trois quart des cas) et permanent (plus de la moitié des cas).

Lorsque l’intensité est variable, elle est liée à différents paramètres dont le cycle nyctéméral (cycle-veille-repos), le niveau de vigilance, ou encore l’environnement sonore.

L’intensité des bruits parasites a pu être appréciée grâce au masquage sonore : dans 80% des cas, il est inférieur à 6 décibels, en contraste remarquable avec la résultante psychologique du phénomène.

Si les malades souffrant d’acouphénie atteignent parfois des nivaux pré-suicidaires, c’est certainement à cause des troubles du sommeil secondaires à la maladie et dont se plaignent plus de la moitié des patients.

 Les acouphènes pulsatiles

Un acouphène pulsatile est une sonorité synchronisée avec votre pouls. C’est en quelque sorte entendre le coeur dans l’oreille. Il s’agit généralement d’une tonalité grave sur 250 ou 500 Hz.

Cet acouphène peut être le témoin d’une pathologie vasculaire et justifie donc la pratique d’examens complémentaires pour explorer la circulation cranio-encéphalique, grâce à un examen doppler (mesure de la vitesse d’écoulement du sang grâce à des ultrasons).

Un acouphène pulsatile peut aussi être le témoin d’une poussée d’hypertension artérielle qu’il y aura donc lieu de contrôler.


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